Les manifestations des lycéennes et lycéens donnent l’occasion au ministre de l’Éducation nationale de donner une instruction aux personnels de direction de dialoguer avec les élèves : « les lycéens seront par définition écoutés ».
Entre le mercredi 7 octobre et le vendredi 9 octobre les emplois du temps seront « banalisés » pour laisser place à « un temps de démocratie interne » au sein des lycées, selon le premier Ministre.
Les établissements publics doivent, légalement, se doter d’un conseil à la vie lycéenne (R 421-43 du code de l’éducation). Cette obligation légale ne s’impose par aux directrices et directeurs des établissements privés même sous contrat avec l’Etat. Ils et elles peuvent réaliser le choix de la mise en place.
Les élèves ainsi désigné pourront rejoindre leurs camarades du public dans les instances de l’académie et dans l’instance nationale.
Au-delà de la question sur l’existence ou non de l’instance, le syndicat rappelle que la vie scolaire est placée sous la responsabilité du directeur de l’établissement privé (R442-39 du Code de l’éducation), c’est-à-dire qu’il lui revient de libérer les professeurs de leur obligation de faire cours afin que lui (directeur) puisse organiser ce temps de dialogue.
Si des collègues souhaitent assister à ce temps de dialogue, ils sont libres de le réaliser. Ce n’est toutefois pas une obligation.
À la fin, il reviendra aux Recteurs de chaque académie de synthétiser les éléments du dialogue dans chaque établissement pour transmission au ministère.